Relance du débat sur la régulation des jeux en ligne au Québec
Regardez au-delà des activités terrestres, déclare la CQJL ; Kalshi downloads, DraftKings, Soft2Bet & Co
Bonjour, dans Gaming&Co aujourd’hui :
Régulons : Coalition québécoise des jeux en ligne appelle à la réglementation
Dans les stores : Kalshi dépasse les sportsbooks en termes d’app downloads
Construction d’équipe : focus B2B pour Soft2Bet après une année 2025 fructueuse
La planification “prudente” de DraftKings impacte ses prévisions 2026
Brèves : FanDuel, BetMakers, Novomatic, GamingRealms
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La Coalition québécoise des jeux en ligne dit qu’il est temps de réguler les jeux en ligne
La coalition provinciale réclame une réglementation visant à canaliser et protéger les joueurs
Élargir le champ de jeu : la Coalition québécoise des jeux en ligne (CQJL) a relancé le débat sur la réglementation des jeux d’argent en ligne dans la province canadienne en appelant les autorités à élargir leur champ d’action réglementaire afin d’inclure les activités de jeux d’argent numériques et à distance dans le cadre d’un marché provincial réglementé et agréé. La CQJL a déclaré que le gouvernement québécois doit “définir ses propres règles pour mettre de l’ordre dans les quelque 2,000 sites web de qualité variable offrant casino, pari sportif et poker aux joueurs québécois” en mettant en place un organisme de réglementation indépendant.
Elle a déclaré que des chercheurs, des experts en santé publique ainsi que des membres de la CQJL, parmi lesquels figurent des entreprises telles que Bet99, Betway, DraftKings et Rush Street Interactive, ont exhorté les autorités à réglementer le secteur.
Un business risqué : l’organe professionnel a ajouté avoir informé le ministère des Finances du Québec que la province mettait “à risque des gens vulnérables et se prive de plus de CA$300m de recettes fiscales chaque année” en ne mettant pas en place un cadre réglementaire adapté à la réalité des jeux en ligne.
Tout partout : de plus, en se concentrant sur les offres de jeu physique comme les “Salons de jeux de Loto-Québec, les appareils de loterie vidéo (ALV) ou les soirées de bingo, le Québec rate une cible qui est désormais partout : le jeu en ligne”, indique le communiqué de la CQJL.
Notamment, la coalition recommande :
la création d’un organisme de réglementation indépendant chargé de superviser tous les opérateurs en ligne,
l’élaboration de normes gouvernementales spécifiques au Québec en partenariat avec les parties prenantes,
la définition des critères d’obtention des licences d’exploitation et des taxes, ainsi qu’un soutien financier visant à augmenter les fonds destinés à prévenir le jeu excessif chez les joueurs à risque.
Le groupe a cité l’Ontario comme modèle réglementaire à suivre, soulignant que l’opérateur provincial Ontario Lottery and Gaming Corporation avait continué à se développer depuis le lancement la réglementation dans la province en 2022.
Check des canaux
La CQJL a ajouté que l’Alberta était prête à se lancer en tant que province réglementée cette année et que la canalisation vers les offres légales avait été couronnée de succès au sein des structures réglementées de l’Ontario, avec 86% des joueurs de la province jouant désormais sur des sites réglementés, selon le cabinet de sondage IPSOS.
Gaming News Canada a récemment rapporté que les opérateurs de jeux en ligne de l’Ontario ont généré des revenus de CA$10Md depuis l’entrée en vigueur de la régulation en avril 2022, et ont produit des recettes fiscales totales d’un peu plus de CA$2Md.
Décembre 2025 a également été un mois record, le PBJ ayant atteint CA$425m, dépassant le record de novembre 2025 de CA$406m. Le PBJ total de l’Ontario en 2025 a atteint CA$4Md, soit une hausse de 34% vs. 2024, avec une augmentation de 40% des revenus des casinos en ligne à CA$3.15Md et de +18,6% pour les paris sportifs, qui ont atteint CA$815m.
En mai 2025, la CQJL avait demandé aux législateurs québécois de réguler le secteur et avait déclaré que Loto-Québec ne parvenait à atteindre “au mieux que 50%” des joueurs de la province. La bataille de comm entre les deux groupes dure depuis plus de deux ans. Loto-Québec n’a pas répondu aux demandes de commentaires de G&Co.
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Kalshi en train de gagner la guerre des applis
Les utilisateurs américains préfèrent les applis de prédictions, selon de nouvelles données
En tête : selon les dernières données d’Apptopia, la plateforme de marchés de prédictions Kalshi est en train de prendre de vitesse les applis ‘traditionnelles’ de paris sportifs en termes d’engagement des utilisateurs et de téléchargements. Le panel de 15 millions d’appareils a montré que Kalshi a enregistré 3,76 millions de téléchargements lors du T4 2025, soit une augmentation de 108% vs. 2024, dépassant ainsi DraftKings (2,2 millions) et FanDuel (2,5 millions), les deux sportsbooks leaders aux États-Unis.
Ralentissement : Apptopia a déclaré que tous les principaux sites de paris sportifs américains ont enregistré une croissance négative des téléchargements entre les T4 2024 et 2025, soulignant que le marché potentiel de nouveaux ‘téléchargeurs’ se réduit à mesure que les paris sportifs légaux entrent dans leur sixième année de disponibilité à échelle quasi-nationale.
Les données mettent également en évidence les tendances comportementales inter-applications : 10% des utilisateurs de DraftKings ont interagi avec Kalshi en janvier, ce qui suggère que les joueurs de paris sportifs s’essaient aux marchés prédictifs.
Coup dur : “Alors que l’ouverture de nouveaux marchés devrait continuer à favoriser les paris sportifs en ligne, un nouveau vent contraire a frappé ce secteur sous la forme des marchés de prédictions,” a déclaré Tom Grant, VP de la recherche chez Apptopia. “Kalshi dépasse largement les applications de paris sportifs et, en raison des différences réglementaires, risque de voler le potentiel de croissance futur de DraftKings, FanDuel et autres.”
Notons que Kalshi peut actuellement opérer en Californie, en Floride et au Texas, qui représentent avec New York trois des plus grands États du pays, alors que les bookmakers de type DraftKings ou BetMGM n’y sont pas autorisés à l’heure actuelle.
Tout n’est pas négatif : les données présentent certains aspects positifs pour les opérateurs de paris, avec une baisse du taux de désabonnement au T4 pour les “utilisateurs intensifs” (les 10 % les plus actifs de la clientèle) par rapport à 2024, tant pour FanDuel (de 8,3% à 5,4%) que pour DraftKings (de 9,85% à 7,9%).
Par ailleurs, Polymarket a lancé une action fédérale dans le Massachusetts cette semaine, contestant le pouvoir de l’État de réglementer ou de restreindre les marchés de prédictions régulés par la Commodity Furture Trading Commission ; après qu’un juge ait accordé une injonction empêchant Kalshi de proposer des contrats liés à des événements sportifs sans licence de jeux d’argent délivrée par l’État. Pour Polymarket, seule la loi fédérale relevant de la CTFC prévaut sur l’action de l’État et le groupe demande une déclaration judiciaire à cet effet.
Foire d’empoigne : au Congrès, la députée du Nevada Dina Titus a présenté des propositions visant à interdire certains contrats de marché de prédiction, en particulier ceux liés aux résultats sportifs. Le Fair Markets and Sports Integrity Act vise à classer les contrats basés sur des événements comme des “jeux” plutôt que comme des “produits financiers dérivés”, les retirant ainsi de la surveillance exclusive de la CTFC.
Une action collective a également été lancée par le Southern District of New York contre Polymarket pour avoir commercialisé son produit comme un “marché de prédiction afin de dissimuler le fait que la plateforme permet et facilite les paris sportifs illégaux”.
Faire le buzz : le monde des marchés prédictifs continue de susciter l’intérêt des grands médias américains, le Wall Street Journal publiant un article sur un trader de Kalshi qui a perdu près de $100,000 lors du Super Bowl. Vanity Fair quant à lui a publié une analyse approfondie sur la croissance de Kalshi et Polymarket, en se concentrant sur les CEO Tarek Mansour et Shayne Coplan.
Fondé en 2005, Play’n GO est un leader mondial du divertissement de casino, connu pour ses jeux emblématiques tels Book of Dead et Reactoonz. Pionnière des jeux mobiles, la société propose plus de 350 titres de haute qualité dans plus de 30 juridictions régulées. Engagée dans une industrie du jeu amusante et responsable, Play’n GO collabore avec des opérateurs, régulateurs et chercheurs pour offrir la meilleure expérience de jeux de casino au monde. Après avoir étendu ses activités à la musique par le biais de Play’n GO Music, Play’n GO est également un fier partenaire de l’équipe de Formule 1 MoneyGram Haas.
T4 record pour DraftKings, mais prévisions 2026 à la baisse
Les investissements sur les ‘prediction markets’ impactent les prévisions annuelles
Une planification prudente : DraftKings, co-leader américain des paris sportifs, a déclaré que son CA avait augmenté de 43% à près de $2Md au T4 grâce à un engagement solide des joueurs et à des marges nettes en hausse, mais ses prévisions de CA 2026, comprises entre $6.5-$6.9Md et ses prévisions d’EBITDA ajusté de $700-$900m, étaient inférieures respectivement de 8% et 18% aux attentes du marché. Selon les analystes de Stantial, les prévisions impliquent des investissements de $100-$200m dans les marchés de prédictions, ce qui explique en partie “la prudence des prévisions”.
Les prévisions indiquaient aussi un “ralentissement de la croissance du CA, qui passerait de +18% en 2025 à +7% en 2026, avec un EBITDA ajusté de +3% sur base annuelle,” a ajouté Stantial. Jason Robins, CEO de DraftKings, a déclaré que le groupe considérait les prediction markets comme “une opportunité considérable et croissante” et prévoyait “de déployer des capitaux de croissance pour acquérir des millions de clients”.
Impact relatif : l’équipe de Stantial a déclaré que d’après ses données, les prévisions n’avaient eu qu’un “impact très limité” sur les performances des sportsbooks, tandis que la rapidité des cycles d’acquisition de joueurs suggérait “un impact minimal, même dans les États où Kalshi a pu se lancer avant les sites de paris sportifs régulés, en raison de la qualité relative de ses produits et de l’absence de bonus”.
DraftKings a déclaré que ses revenus 2025 augmenteraient de 27% à un peu plus de $6Md, son EBITDA ajusté T4 ayant bondi de 285% à $343m ; les joueurs n’ayant pu profiter d’une répétition des résultats sportifs favorables dont ils avaient bénéficié en 2024.
Focus B2B pour Soft2Bet après une année 2025 record
Le CEO du groupe dévoile ses plans d’expansion pour 2026, le live casino stimule la croissance
Désir de doublé : le fournisseur iGaming Soft2Bet a annoncé son intention de doubler son taux de croissance en 2026 en lançant de nouvelles marques, en obtenant au moins cinq nouvelles licences et en s’implantant dans plusieurs nouveaux territoires régulés afin de lancer une nouvelle phase de croissance à long terme. Soft2Bet s’est lancé en 2016 en tant qu’opérateur iGaming, s’est récemment tourné vers le B2B et a confirmé ses intentions dans ce domaine avec la récente nomination d’Andrew Cochrane au poste de Directeur commercial.
Renforcer l’équipe : l’arrivée de M. Cochrane a été suivie par celle de Samuele Traversin, chargé de piloter les opérations de fusion-acquisition, puis par celles de Harrison Barrett, Chris Anwyl et Saul Braslavsky, chargés de piloter les accords B2B du groupe. Ces cadres apportent leur expérience acquise au sein de groupes comme GIG, SBTech, IMG Arena, DraftKings et Lottomatica.
Lors d’une réunion publique organisée cette semaine, Uri Poliavich, fondateur de Soft2Bet, a déclaré : “Andrew, Sam et leur équipe vont nous apporter davantage de clients B2B. Je pense qu’à la fin de l’année, nous pourrons montrer à quel point notre portefeuille s’est élargi et comment les revenus issus du secteur B2B auront augmenté en 2026.”
Les marques grand public Soft2Bet sont actuellement présentes au Canada, en Suède, au Danemark, en Roumanie et en Grèce. La société est connue pour sa solution de gamification Motivational Engineering Gaming Application et a signé un contrat avec l’entraîneur de l’Atlético Madrid, Diego Simeone, en tant qu’ambassadeur de ses marques Campobet et Betinia.
Le groupe n’a pas dévoilé ses chiffres lors de sa présentation, mais a déclaré que vs. 2024 ses revenus avaient augmenté de 85% avec un EBITDA en hausse de 103%. En termes de verticales, le PBJ des paris sportifs était en hausse de 173% et celui des casinos à +190%, tandis que celui du live casino a bondi de 307%.
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Brèves
FanDuel a annoncé qu’il cesserait d’accepter les dépôts par carte de crédit aux États-Unis à compter du 2 mars, rejoignant ainsi DraftKings qui a aussi supprimé le mode de paiement. Le changement concerne les dépôts effectués pour ses produits de paris sportifs, de casino en ligne et de courses hippiques, et inclut les cartes de crédit liées à des portefeuilles numériques tels que Venmo, PayPal et Apple Pay. Les cartes de débit continueront d’être acceptées. La sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren a applaudi la décision et a appelé le reste du secteur à suivre l’exemple.
Le fournisseur tech BetMakers a confirmé avoir eu des discussions préliminaires et informelles avec l’opérateur australien Tabcorp Holdings au sujet d’un éventuel rachat, mais a déclaré qu’aucune offre formelle n’avait été faite et que les discussions avaient cessé. La déclaration de la société à la Bourse australienne a été faite après une suspension des transactions et des mouvements inhabituels de ses actions qui ont suscité des spéculations sur une éventuelle acquisition. Tabcorp, quant à lui, a été condamné à une amende de AU$158,000 pour avoir accepté des paris en direct, ces derniers ne sont pas autorisés en Australie.
L’offre de Novomatic visant à acquérir la totalité de Ainsworth Game Technology a échoué après avoir manqué le seuil requis de 75% d’approbation des actionnaires. L’offre inconditionnelle hors marché de AU$1 par action a expiré le 6 février sans avoir obtenu le soutien suffisant des investisseurs minoritaires, malgré la prolongation de la période d’offre. Novomatic détient déjà une participation majoritaire d’environ 66,6% dans le fournisseur australien, mais l’opposition, notamment celle des membres de la famille Ainsworth qui estimaient que le prix sous-évaluait les actifs clés, a bloqué l’opération.
Gaming Realms, le fournisseur du jeu Slingo, va faire son entrée sur le marché suisse des casinos en ligne grâce à un nouveau partenariat avec Swiss Casinos. En vertu de l’accord, les joueurs de Swiss Casinos auront accès à des titres tels que Slingo Sweet Bonanza, Slingo Da Vinci Diamonds et Slingo Gold Cash. L’accord fait suite au récent lancement de Gaming Realms en Croatie, grâce à un partenariat avec Fortuna Entertainment.
Calendrier
Résultats : 12-13 fév : DraftKings, 15 fév : Caesars Entertainment, 19 fév : FDJ United, 2 mars : Lottomatica, 5 mars : Banijay Group
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