Le Royaume-Uni adopte une politique de tolérance zéro...
... alors qu’un journaliste français décrit les piliers de l’iGaming offshore
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La Gambling Commission britannique adopte une politique de tolérance zéro alors qu’un journaliste français décrit les trois piliers de l’iGaming offshore.
Allemagne : spirale négative domine les discussions lors de Gaming in Germany
Résultats Aristocrat, Meta enregistre des milliards grâce à des publicités frauduleuses et au jeu illégal
News en bref : Turquie, Prize Picks-Polymarket, Lottomatica, Belgique, Gaming1
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La UK Gambling Commission adopte une politique de tolérance zéro
Le CEO déclare qu’il n’y aura “plus d’avertissements” pour les entreprises fournissant des opérateurs illégaux, tandis qu’un journaliste français présente les trois piliers permettant les jeux d’argent en ligne offshore
Pas d’excuses : Andrew Rhodes, CEO de la Gambling Commission britannique, a mis en garde les fournisseurs de jeux d’argent en ligne, leur indiquant qu’il n’y aurait “plus d’avertissements” et qu’ils seraient sanctionnés dans les plus brefs délais s’ils étaient reconnus coupables de “fournir des services au marché illégal” des opérateurs sans licence ciblant le Royaume-Uni. M. Rhodes a fait ces déclarations lors de son CEO briefing lundi, ajoutant que la UKGC avait déjà suspendu neuf licences B2B récemment.
Faites votre due dil : son appel fait suite à ceux qu’il a lancés l’année dernière, lorsqu’il a exhorté les opérateurs agréés à faire preuve d’une bonne due diligence envers leurs fournisseurs afin de s’assurer qu’ils ne faisaient pas affaire avec des opérateurs illégaux ciblant le Royaume-Uni.
“Nous n’accepterons aucune excuse,” a-t-il ajouté, “et vous devez, en tant que secteur, vous attendre à voir davantage de mesures coercitives dans les semaines et les mois à venir. Nous avons travaillé très activement dans ce domaine et nous n’avons pas l’intention de nous arrêter là.”
Les commentaires de M. Rhodes font suite à la revue de licence du fournisseur de live casino Evolution par UKGC depuis le début de l’année, la manœuvre démontrant aussi sa nouvelle consistant à viser les relations des fournisseurs B2B avec les opérateurs non-agréés.
Clair et net
Ses commentaires font également écho à ceux formulés par le journaliste d’investigation Philippe Auclair lors du colloque de l’Association française des jeux en ligne qui s’est tenue à Paris la semaine dernière. Dans le cadre de son travail, M. Auclair enquête sur les relations entre les organisations criminelles, les paris sportifs illégaux et les ligues de football pour le site Josimar.
Table de trois : lors de sa présentation, il a souligné trois facteurs clés qui, selon lui, permettent aux marques illégales d’opérer, de gagner en notoriété ainsi qu’en respectabilité.
“Les fournisseurs de données en temps réel sont absolument essentiels au fonctionnement des sites de paris sportifs, mais ils sont aussi souvent impliqués dans la surveillance des activités de paris afin de préserver l’intégrité sportive,” a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les agences de marketing permettent aux opérateurs orientés vers l’Asie de sponsoriser un peu plus de la moitié des clubs de Premier League, tandis que des marques largement reconnues comme étant des opérateurs non-réglementés ou illégaux signent des accords de international betting partner avec de grands clubs européens comme le Paris Saint-Germain.
Migrations de licences : enfin, il a évoqué les courtiers en licences qui, suite aux récentes mesures de répression prises à l’île de Man ou aux Philippines, se sont désormais tournés vers la mise en place de systèmes d’octroi de licences à Anjouan, au Vanuatu et, plus récemment, sur l’île de Nevis dans les Caraïbes, où les opérateurs peuvent obtenir des licences pour seulement €15,000.
On déménage : M. Auclair a souligné que des marques telles que le géant du crypto-gambling BC Game, qui, selon lui, “a généré $9Md de revenus en 2024”, avaient “migré” de Curaçao vers Anjouan à la fin de l’année 2024. Au sujet des cryptomonnaies, Andrew Rhodes de la Gambling Commission a souligné dans son discours que leur essor est un défi majeur, en particulier le fait que leur utilisation croissante chez les jeunes “signifie qu’une pression est en train de s’exercer au sein du système”.
“Ce changement démographique va (bientôt) les conduire à se rendre compte qu’ils n’ont pas leur place dans le secteur légitime en raison de la monnaie qu’ils utilisent. C’est un défi qui n’existait probablement pas il y a quelques années,” a-t-il déclaré.
Par ailleurs, The Guardian a révélé que UKGC avait demandé des informations supplémentaires à un grand bookmaker britannique après que celui-ci ait accidentellement divulgué des informations suggérant qu’il pourrait mener des activités illégales de paris offshore lors d’une livraison routine de documents exigés par l’autorité de régulation.
Le journal n’a pas révélé le nom du bookmaker impliqué, mais a indiqué qu’il pourrait faire l’objet d’une enquête approfondie s’il s’avérait qu’il avait transféré des paris importants provenant notamment de joueurs VIP vers des entités basées à l’étranger et leur permettant d’échapper au Fisc britannique.
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La négativité domine Gaming in Germany
Le marché illégal, la fiscalité et une reconnaissance des problèmes de canalisation font partie des critiques adressées aux autorités
Tonne de choses à faire : Sebastian Buchholz, Directeur des licences et de la surveillance du marché auprès de l’Autorité de régulation allemande des jeux GGL, a ouvert hier à Berlin l’événement Gaming in Germany en déclarant que l’organisme était satisfait du travail accompli ces dernières années dans la lutte contre le marché noir, mais a aussi reconnu qu’il restait encore beaucoup à faire pour protéger les joueurs allemands.
M. Buchholz a déclaré que la GGL allait également examiner de près les taux de canalisation dans le cadre de l’amélioration de la réglementation des jeux en ligne dans la première économie européenne, mais Dirk Quermann, président du Deutscher Online Casinoverbrand (DOCV), a déclaré aux délégués que le marché allemand des machines à sous en ligne avait “un besoin urgent de changement”.
États de mécontentement : selon M. Quermann, un changement effectif ne se produira que lorsque la GGL aura la liberté d’agir à sa guise et que les États fédéraux réduiront leur influence. Cela aiderait le régulateur à passer d’un rôle de “gardien” à celui d’ “architecte” dans sa prise de décision, les États fédéraux devraient aussi cesser d’exercer leur “influence sur la GGL”.
Il a également déclaré que le régime actuel d’imposition des paris à 5,3% par pari devait être remplacé par un système basé sur une taxation du PBJ, comme c’est le cas sur la plupart des marchés européens.
Dahms déprimé : Mathias Dahms, président de la Deutscher Sportwettenverband (DSWV), a déclaré que la situation des paris sportifs n’était pas très différente de celle des casinos en ligne et qu’elle était en fait “vraiment déprimante”.
Quel multiple : il a ajouté que s’il s’agissait d’un match de football, le score serait de 1 à 11 en faveur de l’équipe adverse, car il y a “11 fois plus de fournisseurs de paris sportifs illégaux” que de fournisseurs légaux. La valeur totale des paris sportifs régulés s’est élevée à €3.2Md lors du T2 2025 vs. €3.5Md lors du premier trimestre.
La DSWV a déclaré qu’il fallait reconnaître la taille réelle du marché noir. Actuellement, la DSWV estime que les canaux de jeux d’argent illégaux en ligne représentent 30%-40 % du marché, tandis que la GGL estime que les ratio est à 25%.
Aristocrat : jeu social contrebalancé par des performances mixtes
Aristocrat a enregistré une hausse de 11% (8% à taux de change constant) de son CA à $6.3Md et une hausse de 16% (12% à taux de cc) de son EBITDA à $2.6Md en 2025, bien que les différentes filiales aient enregistré des performances mixtes. Le groupe a souligné la première contribution complète de NeoGames, tandis que les $1.4Md de trésorerie générés ont démontré sa “forte capacité à générer des flux de trésorerie pour financer sa stratégie de croissance”.
Sa division de machines de jeux a augmenté son parc installé c4,100 unités, avec une part de marché atteignant 43% alors que Product Madness occupe désormais “la première place sur le marché des machines à sous sociales avec 21% de part de marché”, a déclaré le groupe, et “continue de surperformer le marché” avec un EBITA 2025 en hausse de 5% par rapport aux prévisions à $804m.
Mais si les résultats étaient “conformes aux attentes au niveau du groupe”, ils étaient plus “mitigés au niveau des divisions”, a déclaré l’équipe de Jefferies, avec des profits interactifs de $205m inférieurs de 6% aux attentes du marché.
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Meta génère $16Md grâce à des publicités frauduleuses
Le géant des réseaux ne semble pas disposé à faire le ménage au sein de ses annonceurs
Monsieur 10% : des documents internes révélés par Reuters ont montré que Meta prévoyait de générer environ $16Md, soit 10% de ses revenus 2024, grâce à la publicité en ligne pour des escroqueries (scams) en ligne, des produits interdits et des jeux d’argent illégaux. L’entreprise estimait que ses plateformes publiaient chaque jour 15 milliards d’annonces “à haut risque” pour des escroqueries, tout en facturant aux annonceurs un supplément pour la diffusion des annonces.
Force majeure : les données ont également montré que la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp n’a pas réussi à empêcher et à identifier “une avalanche” de messages publicitaires pendant au moins trois ans, exposant ainsi “des milliards d’utilisateurs à des stratagèmes frauduleux de commerce électronique et d’investissement, à des casinos en ligne illégaux et à la vente de produits médicaux interdits”. Elle a enregistré environ $7Md par an grâce à ces publicités, selon un document interne datant de fin 2024.
Les fichiers révèlent aussi que Meta prévoyait de réduire la part des revenus de Facebook et Instagram provenant de ces publicités frauduleuses. L’entreprise a également reconnu que des amendes réglementaires pour ces annonces étaient certaines et s’élèveraient à environ $1Md, même si une telle amende ne représenterait qu’une fraction des revenus globaux générés par Meta grâce à ces publicités frauduleuses.
De plus, plutôt que de prendre des mesures préventives pour renforcer la vérification des annonceurs, la direction du géant du web a décidé d’agir uniquement “en réponse à des mesures réglementaires imminentes”.
Ces informations corroborent les nombreuses déclarations faites par des dirigeants du secteur des jeux d’argent en ligne sur les marchés réglementés, qui dénoncent régulièrement le fait que les opérateurs illégaux peuvent faire librement de la publicité sur les réseaux, utilisant souvent les noms et logos de marques de jeux d’argent renommées pour attirer les joueurs avant de les rediriger vers leurs sites.
The Conexus Group se consacre à la croissance et à la réussite de l’industrie mondiale des jeux en ligne, notamment en aidant les casinos terrestres à passer à l’ère digitale. Nos marques principales - Pentasia, Partis, iGaming Academy et Incline - proposent des solutions spécialisées en matière de capital humain, de conseil en fusions et acquisitions, de conseil stratégique, de formation et de ‘managed services’.
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News en bref
La loterie nationale turque, Milli Piyango (MPI), s’est associée au président du pays, Recep Erdogan, pour lutter contre les jeux illégaux dans le pays. Ekrem Candan, président et DG de MPI, a soumis un dossier contenant “420 000 plaintes pénales déposées contre des sites web promouvant des activités de jeux d’argent illégales” au Conseil d’enquête sur les crimes financiers de Turquie. Il a déclaré que le pays était “confronté à une menace sans frontières qui s’attaque à notre jeunesse, à notre économie et à l’intégrité de notre société”.
Les prediction markets rempilent : Prize Picks, leader américain du marché du fantasy betting, va collaborer avec Polymarket pour lancer des prediction markets et des paris sportifs aux États-Unis, suivant ainsi l’exemple d’Underdog, numéro 2 du marché, qui a signé un accord similaire avec Crypto.com. Ces nouvelles font suite aux initiatives de FanDuel et DraftKings qui vont aussi se lancer sur le segment. Par ailleurs, Allwyn a également annoncé avoir réussi à lever $1.5Md pour financer son acquisition de PrizePicks. Le financement comprend un prêt de $1Md sur sept ans et une facilité de crédit de $500m sur six ans auprès de plusieurs banques.
Le Service public fédéral Économie de Belgique a bloqué des casinos en ligne illégaux dans le cadre de décisions basées sur une procédure d’urgence introduite en juin 2024 et qui permet d’imposer rapidement des mesures de blocage de sites pour des violations de droit d’auteur et de jeux d’argent en ligne illégal dans le pays. Paul Laurent dirige le département chargé de lutter contre le piratage en ligne et les jeux d’argent illégaux et a annoncé sur LinkedIn que 18 sites avaient été visés.
Le fournisseur belge Gaming1 va acquérir les 50% restants de Circus.nl, la joint venture qu’il a lancée aux Pays-Bas en 2022 avec le groupe de casinos terrestres Gran Casino. Gaming1, qui exploite les marques Circus et 777, a déclaré que “le marché néerlandais reste difficile”, mais qu’il s’y engageait et “investissait massivement dans la technologie afin de garantir que Circus.nl offre non seulement un produit de jeu de premier ordre, mais aussi l’expérience la plus divertissante et la plus agréable possible, tant dans les jeux de casino que dans les paris sportifs”.
Lottomatica a racheté pour environ €130m de ses propres actions début novembre, portant le montant total de ses rachats d’actions à €500m. La société prévoit de dépenser €170m supplémentaires en rachats d’actions avant la fin de l’année pour tirer parti de leurs performances solides au cours des 12 derniers mois. Un programme de rachat de €200m est aussi prévu en 2026.
Calendrier
Résultats: 12 nov : Flutter Entertainment, Aristocrat, Gambling.com, Better Collective
13 nov : Bragg Gaming
Contact
Contactez Jake Pollard pour en savoir plus sur Gaming&Co: jake@gamingandco.info
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