La France définit son cadre réglementaire Web 3
Période expérimentale crypto-gaming de trois ans, Royaume-Uni, Pays-Bas &Co
Bonjour, dans Gaming&Co aujourd’hui :
La France publie ses régulations crypto-gaming expérimentales
Le CEO de la Gambling Commission sur le départ, l’autorité rejette les marchés de prédictions
Pays-Bas : non au partage sur les réseaux, One Casino et Bet365 réprimandés
L’Ukraine définit la structure de sa nouvelle Autorité des jeux d’argent
Brèves : Catena Media, Allwyn, Polymarket, Svenska Spel
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La France publie ses décrets Web 3
Décrets fantasy betting Web 3 sont enfin publiés, mais l’appétit pour la verticale est incertain
Prêts pour l’expérience ? les joueurs français devront fixer des limites de dépenses, de pertes et de temps lors de l’ouverture d’un compte auprès d’opérateurs web 3, comme le précise le décret définissant les conditions générales que les opérateurs JONUM (jeux avec objets numériques monétisables) devront respecter dans le cadre de leurs activités en France. Les opérateurs seront supervisés par l’Autorité Nationale des Jeux et devront aussi proposer des outils d’auto-exclusion faciles d’accès. Les décrets très attendus décrivent les conditions de travail que les opérateurs devront respecter, même si le cadre juridique sera expérimental pendant les trois prochaines années.
Paiements maximum : les opérateurs pourront verser les gains sous forme de paiements en nature, mais leur valeur ne devra pas dépasser €1,000. La valeur totale des prix monétaires distribués à tous les participants dans le cadre d’un même jeu ne devra pas dépasser 20% du CA au cours de l’année et sera limitée à €25,000 par joueur et par an pour chaque jeu. L’ANJ organisera un webinaire le 19 février à partir de 10h30 pour les entreprises intéressées.
Les mineurs ne seront pas autorisés à s’inscrire aux offres web 3 et les joueurs devront fournir toutes leurs coordonnées, y compris leur adresse postale, pour ouvrir un compte. Ils pourront participer à des jeux d’action et de combat, des jeux de rôle, de “fantaisie sportive ou hippique, ayant pour support des compétitions, manifestations sportives ou épreuves hippiques réelles”. Les jeux d’aventure et de construction seront également autorisés.
Succès de lobbying : la législation française JONUM a été adoptée, dans un climat très acrimonieux, il y a un peu plus de deux ans. Le projet s’appuyait sur Sorare, l’ancienne licorne-opérateur crypto de fantasy sports betting, dont les lobbyistes ont convaincu le gouvernement que la France pouvait devenir une plaque tournante pour des start-ups crypto et web 3 en plaidant en faveur d’un environnement réglementaire spécial pour le groupe.
La décision a été prise malgré les nombreuses objections émises par des députés, les opérateurs en ligne et les casinos terrestres du pays, pour qui les groupes de gaming web 3 devraient être soumis aux mêmes réglementations en matière de jeux d’argent qu’eux.
Vibe shift : les dernières actualités de Sorare montrent que son avenir est très incertain et que le groupe a fermé ses bureaux à New York, tandis que la UK Gambling Commission s’apprête à poursuivre la société en justice en juin pour avoir proposé ce qu’elle considère comme des produits de jeux illégaux aux consommateurs britanniques.
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Le CEO de la Gambling Commission démissionne, l’autorité rejette les marchés de prédictions
Andrew Rhodes va quitter son poste en avril, les opérateurs de ‘prediction markets’ doivent obtenir des licences de ‘betting exchange’
Rhodes en route : après près de cinq ans à la tête de l’un des organismes de réglementation des jeux d’argent les plus influents au monde, Andrew Rhodes quittera ses fonctions de CEO de la Gambling Commission britannique le 30 avril. Malgré des critiques dont il a fait l’objet de la part de partisans tant pro- comme anti-jeux d’argent, le mandat de M. Rhodes a été marqué par un changement notable dans le paysage réglementaire britannique. Après avoir infligé des amendes record a nombre d’opérateurs, celles-ci ne sont plus aussi fréquentes et M. Rhodes, qui a salué l’amélioration de la sécurité des jeux d’argent de la part du secteur, a déclaré que le Royaume-Uni se concentrerait sur la lutte contre les opérateurs illégaux ciblant les joueurs britanniques.
Il s’est également vu confier la tâche complexe de mettre en œuvre le Livre blanc du gouvernement en 2023 et a été le premier CEO de la commission à changer l’opérateur de la loterie nationale, en attribuant la concession, au grand dam d’IGT, à Allwyn en 2022.
Dans un communiqué, la CEO du Betting and Gaming Council, Grainne Hurst, a remercié M. Rhodes pour son professionnalisme. “Son approche pratique et sa volonté de s’engager directement auprès du secteur ont contribué à favoriser une relation de travail plus éclairée et plus productive, même lorsque les points de vue ne concordaient pas toujours.” La DG adjointe, Sarah Gardner, remplacera M. Rhodes en tant que CEO par intérim pendant une période de transition.
Pas besoin de chercher midi à 14h : pour la Gambling Commission, les marchés de prédictions qui suscitent actuellement toutes sortes d’inquiétudes aux États-Unis ne sont que des bourses de paris (betting exchange). Dans un message adressé au marché, Brad Enright, Directeur de stratégie de la Commission, a déclaré que si un groupe de marchés de prédictions souhaitait se lancer au Royaume-Uni, il devrait obtenir une licence et a averti tous les opérateurs acceptant actuellement des paris britanniques de faire attention à leurs activités.
Machine à sous en hausse : le produit brut des jeux des machines à sous au Royaume-Uni a grimpé de 10% et atteint le chiffre record £788m lors du T3. La hausse fait suite à l’introduction de nouvelles limites de mise. Dans l’ensemble, le PBJ a reculé de 2% pour s’établir à £1.5Md. Les paris en dur ont connu une baisse plus importante, reculant de 7% à £549m.
Bet365, One Casino réprimandés ; les Pays-Bas disent non aux ‘socials’
La KSA les réprimande et ordonne la désactivation de fonctionnalités sociales
Bug U21 : Bet365 est un de deux opérateurs à avoir été publiquement réprimandé par l’Autorité néerlandaise des jeux d’argent (KSA) pour avoir proposé des paris sur des matchs auxquels participaient des joueurs âgés de moins de 21 ans. Le géant des jeux d’argent basé à Stoke et One Casino ont imputé la faute à des erreurs dans leurs processus internes d’acceptation des paris sur ces matchs.
Bet365 a déclaré que l’erreur avait été corrigée et qu’il avait mis en place de nouveaux contrôles afin d’éviter que la même erreur ne se reproduise à l’avenir. Cette réprimande intervient quelques semaines après que l’opérateur ait été condamné à une amende pour non-respect des règles des Pays-Bas en matière d’accessibilité financière.
Restez anti-social : la KSA a également demandé aux opérateurs néerlandais de cesser d’offrir des fonctionnalités sociales permettant aux parieurs de partager leurs paris. Encourager les joueurs à envoyer leurs paris à leurs amis via WhatsApp, Facebook ou d’autres plateformes est un bénéfice de communication évident pour les opérateurs, qui espèrent que ces messages inciteront d’autres personnes à miser de l’argent.
Le régulateur néerlandais a cependant déclaré que cela constituait manifestement une forme de publicité ; et comme les titulaires de licence laissaient les rênes aux consommateurs, ils ne peuvent pas être sûrs que leur marketing respecte les règles de protection des joueurs et de jeu responsable que les opérateurs sont tenus de suivre.
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Le nouveau régulateur ukrainien se met au travail
Amendes, blocage offshore et nouvelles licences de loterie : tout est en cours d’élaboration
Projet force : l’autorité ukrainienne de régulation des jeux d’argent PlayCity, récemment relancée, a déclaré avoir infligé plus de UAH12.5m ($290K) d’amendes pour une série de défaillances techniques parmi ses titulaires de licence. L’autorité a également indiqué qu’elle a délivré sept nouvelles licences et en a retiré cinq. La nouvelle autorité existe depuis un peu moins d’un an, après que l’ancien organisme de réglementation KRAIL ait fait faillite suite à des accusations de liens avec des intérêts russes dans le secteur des jeux d’argent.
PlayCity affirme avoir également continué de lutter contre le marché illégal, en supprimant 80 comptes Tik Tok qu’elle estimait faire la promotion d’opérateurs non-agréés et en bloquant 175 sites web en janvier.
Réinitialisation de la loterie : PlayCity est également en train de réécrire les règles de la loterie en Ukraine et a conclu un concours d’évaluation qui a vu trois opérateurs jugés éligibles. MSL, Patriot et la Loterie nationale ukrainienne devront désormais demander officiellement des licences et payer des frais de UAH24.2m ($563K).
L’industrie ukrainienne des jeux d’argent est en proie à des allégations de corruption depuis plusieurs années et les responsables affirment que les efforts de PlayCity sont essentiels pour redorer le blason du secteur.
“L’absence de règles claires depuis longtemps crée un terrain propice aux abus sur le marché des loteries,” a déclaré Natalia Denikeeva, vice-ministre de la transformation numérique.
Fondé en 2005, Play’n GO est un leader mondial du divertissement de casino, connu pour ses jeux emblématiques tels Book of Dead et Reactoonz. Pionnière des jeux mobiles, la société propose plus de 350 titres de haute qualité dans plus de 30 juridictions régulées. Engagée dans une industrie du jeu amusante et responsable, Play’n GO collabore avec des opérateurs, régulateurs et chercheurs pour offrir la meilleure expérience de jeux de casino au monde. Après avoir étendu ses activités à la musique par le biais de Play’n GO Music, Play’n GO est également un fier partenaire de l’équipe de Formule 1 MoneyGram Haas.
Brèves
Manuel Stan, CEO de Catena Media, a déclaré que la société avait enregistré son meilleur trimestre depuis le début de son “plan de transformation” avec une augmentation de 56% du nombre de nouveaux joueurs (NDCs) à 40,364, et une hausse de 53% de son CA T4 à €15.6m. Le CA des Etats-Unis a augmenté de 71% à €15.2m et a représenté 98% des revenus du groupe, l’EBITDA ajusté a augmenté de 211% à €4.7m au T4. Le CA 2025 a baissé de 6% à €46.6m et l’EBITDA ajusté a bondi de 84% à €10m. La société a dû éponger €16.5m “d’actifs sportifs en Amérique du Nord et d’actifs de casino” au Japon au cours du T3.
Allwyn a révélé que juste 6,7% des actionnaires d’OPAP ont décidé d’exercer leur droit de sortie dans le cadre de sa fusion de $16Md avec le géant grec, ce qui signifie qu’Allwyn devra leur verser un total de €456m dans le cadre de l’accord. Robert Chvatal, CEO d’Allwyn, a déclaré que le faible pourcentage d’actionnaires ayant décidé de se retirer était “un fort vote de confiance auprès des avantages de cette transaction passionnante et nous sommes ravis que les actionnaires restants deviennent des investisseurs dans l’entreprise fusionnée”.
Les résultats préliminaires montrent que les performances T4 étaient globalement conformes aux attentes et soutenues par une diversification de produits et géographique. Les jeux en ligne et l’Amérique du Nord ont connu une forte croissance, mais les résultats ont été tempérés par des résultats sportifs “favorables aux joueurs” en octobre et des cycles de jackpots de loterie défavorables. La demande est restée stable grâce à des prix bas et à une base joueurs fidèle.
Performance régionale : croissance solide en Europe continentale et pour Betano, la performance au Royaume-Uni est restée stable malgré les effets négatifs des taux de change et d’une baisse des ventes de cartes à gratter. Pour 2026, les opérations atteignent ou dépassent les objectifs fixés et une mise à jour importante a été achevée au Royaume-Uni en janvier, avec la migration de 18 millions de comptes.
L’ancien dirigeant de FanDuel/Action Network et actuel DG de Fanatics Betting and Gaming, Ari Borod, est sur le point de rejoindre l’opérateur de marchés de prédictions Polymarket, selon Front Office Sports. Borod n’apparaît plus sur la page consacrée à la direction de Fanatics et le recrutement est sûrement le plus important à ce jour entre l’OSB et les marchés prédictifs, selon FOS.
Svenska Spel a enregistré une hausse de 2% de son CA à SEK7.7Md ($856m), tandis que son bénéfice net a augmenté de 11% à SEK1.9Md. Malgré la fermeture de son casino terrestre Cosmopol, la loterie suédoise a réussi à stimuler la croissance des volumes des loteries, des paris sportifs et des jeux en ligne.
À lire (en anglais) : comment les TRJ des online slots sont impactés par les hausses de taxe britanniques.
Calendrier
Résultats : 12-13 fév : DraftKings, 15 fév : Caesars Entertainment, 19 fév : FDJ United, 2 mars : Lottomatica, 5 mars : Banijay Group
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